Aux flans des mots

  • Changement

    Bon jour à tous,

    Après plusieurs années sur ce blog, je déménage vers celui-ci : LIEN

    Je tiens à vous remercier de vos visites et commentaires.

     

    Max-Louis MARCETTEAU

     

  • Traces

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  • Vibrations

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    Oeuvre Auguste RODIN

     

    Vagues écumeuses en attente,
     
    Imagées de prémices prudes,
     
    Basculer aux caresses lentes,
     
    Rythmées de l'index à l'étude,
     
    Aimée d'allonger le berlingot,

    Tendu et brûlant au convenu,

    Idéal d'introduire tout de go,
     
    Osé, un membre nommé élu,
     
    Nœud de l'histoire au plaisir,
     
    Souder l'un à l'autre et jouir !
     
     
    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/04

       

  • Tentation

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    Tenir, résister, à la houle subtile,
     
    Enveloppée du cordage de coton,
     
    Nourrie à l'envie d'exciter le Nil,
     
    Terré dans les surplis du vallon,
     
    Arrose de son attente les désirs,

    Toilés de dessins osés de naître,

    Inventifs par un levain de plaisir,
     
    Outrage approuvé de ce maître,
     
    Nue, à l'intérieur échauffé à blanc !
     

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/03

     

  • St V.......

     

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    Œuvre Nick Botting

     

    Saint Valentin dépose une goutte d'amour,
     
    Sur le sein en pomme, brillant sous l'effet,
     
    Et puis comme une fleur, le Mont d'Amour,
     
    Se réveille, perle une rosée de désir, dévêt,
     
    Dans un souffle, une envie, retenue, à vif,
     
    De tenir un bonheur constant et brûlant,
     
    De corps et tendus, dessinés, tout créatif,
     
    Aux vibrations de la Vie, arrêt du Temps,
     
    Mais la Valentine rêve, son sein repose,
     
    Souvenirs d'antan, une larme se dépose !

     

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/02

     

  • L'information ...

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    L'information actuelle est un jeu morbide,
     
    A qui titra le plus grand nombre de morts,
     
    A qui sortira la bonne formule toute acide,
     
    A qui, enfin, fera buzz à tort ou pas, de l'or !

     

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

  • En surface

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    Artist Stephanie Clair

    En surface les yeux fermés, en profondeur la braise,
     
    Point par point, le feu d'artifice s'est encré en chair,
     
    A l'audace d'aimer, ciel et terre, tout à nu, ouverts,
     
    Les langues voraces, s'épuisent et enfin s'apaisent !

     

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

  • Funambules

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    Coups de tabac sur la planète, misaine et artimon,
     
    Toutes voiles dehors, transitions ou débandades,
     
    Rien n'est moins sûr pour demain dans le fond,
     
    Nous sommes tous funambules … en escalade !

     

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

  • Peine à flot

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    Œuvre Roy Fox Lichtenstein

     

    Peine à flot, coupe pleine, la vie en radeau,
     
    Le ciel linceul, et le temps rasoir fanatique,
     
    Ouvrir l'écluse du regret aux yeux corbeau,
     
    Et s'endormir, les poings serrés, anémique !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

     

  • Fleur amoureuse

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    Œuvre Man Ray

     

    Fleur amoureuse, fleur d'un seul soleil,
     
    Sécateur en main, à la rosée qui pleure,
     
    Le jardinier, sectionne sa tige au réveil.
     
     
    Tout à lui, jour, nuit, elle sèche son cœur,
     
    Elle qui l'aimait, sans épine, mais poison,
     
    Trahie par égoïsme, il y perdra la raison !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

  • Lèvres

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     Vos mots s'invitent sur une terrasse au profil marbré,
     
     Vous êtes la fleur du rosier au parfum soleil ciel bleu,
     
    Aux atours filiformes, se glisse, à vos lèvres ombrées,
     
     De rouge carmin, votre voix, un souffle d'alizé par jeu !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

  • Liberté

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      Il n'y a pas de Liberté sans faille,
    Œuvrons chaque jour à son intégrité,
    A nous d'être vigilants aux entailles,
    Créées, entre autres, par des incivilités !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

  • F.O.L.I.E.

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    Oeuvre_Axel_Fridell

     

     
    Ferrée à la déraison, mijotée aux molécules,
     
     
    Overdosée de la réalité déphasée inoculée,
     
     
    Liée, entaillée, la chair dévoile son chant,
     
     
    Imprime son supplice, possédé et râlant,
     
     
    Enlise, étire ses fibres jusqu'au soleil levant !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

  • Folie

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    Bernard_Buffet

     

    Fendre en deux le corps de l'esprit,
     
    Oblitérer les vrilles des tourments,
     
    Les rouges carmin des hourvaris,
     
    Ingérer par tous les orifices la Vie,
     
    Et se libérer, enfin, des anxiolytiques amants !

     

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

     

  • Chagrin

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    Couvrir son regard d'une brume perlée de noir,
     
    Habillée par les mots hachés des hauts tourments,
     
    Au centre de la souffrance radieuse de sa gloire,
     
    Gravée à cœur à l'épice des souvenirs grelottants,
     
    Rougissent les larmes aux creux des mains au soir,
     
    Invitées au deuil journalier, la mort embaume l'existant,
     
    Naissent les douleurs aux noms inconnus, sans foi, ni loi !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

     

  • La sève

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     La sève maternelle nourrit, jour, nuit,

     Protège, tisse à cœur le futur humain,

     A cœur de mère l'amour est un fruit,

     Partagé, en son jus, pas un seul pépin !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

  • Attendre ...

     

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    Attendre la souffrance, comme attendre la pluie,
    Larme du ciel, aux sourcils gris, visage bleu amer,
    Temps d'ivrogne qui culbute les bouteilles à la mer,
    L'ondée de la défaillance ouvre la voie … épanouie !

     

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

  • JE d'ombre

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    JEu d'ombre, jeté au visage, agenouillé et gelé,
     
    Le vide comme support, le néant frileux et fêlé,
     
    Tête à tête avec des mots jetables écartelés, mêlés,
     
    Miroir de soi, plaie ouverte, à contrechamp, scellé !

     

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

     

  • A deux

     

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    A la possible douleur, d'aimer à visage découvert,

    D'altérer, froisser, abîmer, la construction parfaite,

    Alors aimer par défaut, trahir son cœur, sa chair,

    Aux travers des rêves, l'existence ainsi contrefaite !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

     

  • Liberté d'Expression

     

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    Que deviens-tu Liberté d’Expression quand le pal atteint ton cœur ?
    Tu enrâles des mots déchirés, violés, dévoilés, et hurles au monde fait
    De carcasses de la pauvreté du discernement qui hantent les moiteurs
    Fumeuses des idées bulldozers, hallucinogènes, tes maux aérés à la Paix.

    Je te vois écraser sur les pavés des lignes hypocrites, emphasées, grisées,
    Déshabillées, indécentes, entaillées ! Tu es pliée et ton visage glaiseux
    S’empreinte de ta souffrance qui cavale, étrangère, sur les cœurs saignés
    De te reconnaître, tranchée de toute part, défigurée, de corps comateux !

    Expression de Liberté, tu es muselée comme un chien, tu baves de rage,
    Celle d’une vie à s’exposer, profanée, prisonnière aujourd’hui au pilori.
    Les yeux de ceux qui t’aiment, écrivent en ton nom, à la nuit, les pages
    De leurs actions pour te libérer de la peste obscurantiste, de ton agonie.

    Tu meurs. Ton enterrement n’aura pas lieu. Il reste en toi la flamme
    Tapie aux marges des humains, maquisards, qui déclenchent les mots
    Éblouis d’être diffusés, entendus, compris par les esprits qui trament
    A saper tes geôliers qui sont les leurs, qui sont ces futurs tombeaux !

    Je ne suis pas citoyen de ton espace. Je suis en toi, charnellement.
    Tu ne portes pas une croix. Tu es la croix qui se brandit partout.
    Ton aura est cette FOI qui m’étreint, me submerge, ici et maintenant,
    Ici et journellement, ici et pour les autres, ici pour rejeter la boue !

    Cette boue de l’intolérance, ce sont ces visages cachés qui commandent
    Les joueurs de la violence, les pourvoyeurs des poisons, en offrande !


     ©Max-Louis MARCETTEAU2004

     

  • Bas en pince ...

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  • Bouton rose ...

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    A peine voilé, juste découvert, bouton rose,

    Tète le jour inspiré par le fanal d'un soleil,

    Aux gouttelettes sucrées que le désir éveil,

    Se renfle à ses contacts et ainsi s'expose !

     

    © Max-Louis MARCETTEAU 2014

  • Dessous de ...

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    Position de lire, jambe à jambe reliés,

    Chevillée à la lecture en laisse retenue,

    A l'interdit conscient de la lectrice dépliée,

    Le livre dévoile ses dessous corrompus !

     

    Dénudées à mi-cuisses, un élan de phrasé

    Pour écarter, dévoiler, dévoyer, émoustiller,

    Puis enquiller l'âtre secrète au doigt mouillé,

    La page suivante, d'autres dessous embrasés !

     

    Les épines du plaisir entaillent la fébrile chair,

    Qui d'un soupir à un autre plus fort des lèvres,

    Semi ouvertes, un chapitre pénètre cette jachère,

    Offerte, à l'ultime petite mort, se réveille en fièvre !

     

    © Max-Louis MARCETTEAU 2014

     

  • Chapitre en devenir

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    ...

    Cette overdose d'inutilité me brûle l'intérieur.

    Je râle sur un battement de mot, à cette douleur,

    De le faire naître sur ma ligne fébrile, au palier

    D'un chapitre, humilié d'être un mauvais pilier.

     

    En attendant la livraison de la Mort à sa coupe,

    Je scalpe d'autres mots aux reflets quelconques,

    Les taille à la phrase domptée ! Ah ! belle croupe,

    Je t'ai claquée une encre anthracite à ta conque !

     

    Pénétrée, tu le seras par une langue circonvenue,

    Tu verseras sur sa voie, la salive de tes accents,

    Ton écho comblera le silence de mon érectilité,

    Jusqu'à la prochaine pause toute charnue,

    Je goûterais tes cédilles cambrées, suçant,

    Tes jambages résiliés, dans l'immobilité !

     

    L'escalier de mes heures … tourne en rond,

    Et le chapitre suivant ne sort pas de son trou,

    Je le ressens murène prêt à me dévorer profond,

    La peur au ventre tiraillé de vers, je me couds

    Les doigts filandreux au fil de ma tétanique,

    Âme qui se vide d'un coup du sang de ma bouche,

    Les mots se vrombissent et me crachent inique,

    Leurs pages souillées, indécentes et louches !

     

    Il est minuit. Mon encre dort, nue, sans reflet.

    Je me réveille, mal de tête , mal d'être par effet,

    Le rêve en bandoulière, je reprends mon chapitre,

    Au sillon dégourdi, la paix en moi, à mon pupitre !

    ...

      

    © Max-Louis MARCETTEAU 2014

     

  • Le temps n'arrête rien ...

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    « Bois ta soupe ». L'enfance bornée au couché, libération, cocon, attente du rêve, héros d'un roman fleuve, sur l'océan voilier des improbables vies, défilent les tissus des personnages à l'extravagance extrême, sauveurs et exterminateur à la fois, immortels, les soubresauts des paroles éjectées sur l'oreiller témoin, des nuits, froissé et inerte, mémoire tissée, indélébile.

     

    « Tu n'est qu'un brise fer ». Je rampe sur le carrelage, froid de l'âme, fragilité du corps, j’atteins la cheminée de mes cendres qui racontent le brasier dont je serai le pyromane aux briquets de mes mots, j'enflamme mon avenir déjà tracé sur les sillons de femmes dont les corps déposent sur ma peau brûlante leur sèves de jouissance, assèchent mes dernières forces.

     

    « Ta prière est une audace ». A genoux, mains ouvertes à mes prières d'enfant, la cuisine est mon sanctuaire de cet abreuvoir spirituel, le goût de la nourriture mystique porte tous les arômes et masse les parcelles de mon esprit à croire à un seul Dieu, pour m'extraire de cet Enfer, où les feux sont les coups, l'humiliation, pour dogme, je courbe la rage en moi.

     

    © Max-Louis MARCETTEAU 2014

     

  • Le sang du coeur n'est pas que rouge ...

     

     

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    « Ta vie est une eau plate ». Le cœur de la nuit s'ouvre à l'encre noire, des pépites surgissent, des cris violons forment les lignes, une main en buvard et le matin s'ouvre en sueur, le soleil pleureur, nuages en mouchoir, je me réveille les larmes saillantes sur les joues, vidé de toute vie, les paupières, persiennes ajourées de croix de St André, je filme les prémices d'une fin.

     

    «  Le noir te va si bien ». Mes oreilles n'entendent que ça. Tu es partie à la fraîcheur d'un au revoir comme un adieu, la bouche à peine ouverte de cette glace pilées en écume, tu baves sur mes lèvres, vermeilles, ta respiration frôle mes cheveux à la Moïse, toile d'aquarelle, je te respire une ultime fois, couleurs d'un dernier acte, ton ombre enferme un poison.

     

    « Qu'il est long de mourir ». Il n'y a pas de chaîne plus lourdes qu'une malédiction qui hante les années sur une plage de sable cendré de celle qui aimée n'est qu'un fantôme que l'on habille de mots vides de peur de voir sa nudité comme une prière salée de désirs épinglés sur les pourtours d'un corps défait, corrompu qui n'attend que la défenestration.

     

    © Max-Louis MARCETTEAU 2014

     

  • A l'ombilic

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    Déconnecter ses yeux des jambages résilles de lettres soumises à la religieuse écriture érotique du Livre à se dénuder à mi-hauteur de l'ombilic spiralé de l’envie d’être pénétrée à la pression d’un œil mouillé de savoir ce que cache à l’intérieur de mystères inavouables et jouir en pointillé.

     

    © Max-Louis MARCETTEAU 2014

     

  • Saint Valentin … deux jours plus tard …

     

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    Saint Valentin culotté de l'audace, d'aimer,

    Ouvre, fébrilement, la porte de la cuisine,

    Cœur en appétit prêt à profaner, consommer,

    L'idole de son désir aux courbures Mélusine,

    Posée sur la table, telle une offrande allumée,

    Parfumée à l'iode d'un jardin d’Éden à matines,

    S’émerveille devant le fruit écumeux de l'aimée,

    De posséder sa consistance enflammée libertine,

    Son entre lèvres abricot, houleuse à la fougueuse,

    Langue et roulements besogneux, frémit sa cime,

    Mais une lumière épineuse bouscule sa fiévreuse,

    Envie, au réveil d'une dulcinée fanée et anonyme !

     

    © Max-Louis MARCETTEAU 2014

     

     

  • Résine de nuit

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    Je résine mes mots, bois la sève d'un sein,
    Les lignes moussent et trémoussent d'envie,
    L'encre qui sèche telle une larme sans vie,
    Frisson d'incertitude, séisme d'écume de fin,
    Impasses tâchées d'une boue angoissée rubis,
    L'habit de mes nuits est un carnaval païens,
    Sang de réalité à l’œil entre deux points,
    Dépossédé de principes le naufrage séduit !

    © Max-Louis MARCETTEAU 2014

  • Le vide

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    Vibration atone, possédé de tous les pouvoirs,
    Indifférent au Temps, à la nature des choses,
    Défiant les univers, les créateurs d'espoirs,
    Enlace les atomes de son habit qu'il impose !

    © Max-Louis MARCETTEAU 2014