• Milieu

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    Fragonard : le verrou

     

    Milieu d’un tout, au bord d’un gouffre, au cœur du monde,

    Outragé aux griffes de l’indécence de mes pensées fécondes,

    Infligent la couleur d’un sang d’encre à mon insignifiante ronde !

     

    Saoul et fou de ne plus caresser de mon eau ta peau de blonde,

    Endeuillé de Toi, un après-midi de juillet, toi, mappemonde

    Unique de ma vie, je ronge celle-ci pour te rejoindre belle onde,

    Liqueur d’amour, je deliriume de ton absence, cette immonde !

     

     

    Tenir, tenir, tenir,

    Oublier d’exister,

    User sa vie en cire,

    Tenir, tenir à expier !

     

    Le vol de l’oiseau,

    Epouse nos voyages.

     

    Milliards d’âmes,

    Otez vôtre éternité,

    Noyez vos flammes,

    Demain est crucifié,

    Et aujourd’hui damné !

     

    © Max-Louis MARCETTEAU

  • A la croix de vie, le néant !

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    Fleur de vie s’épaissit.

    Terre grasse s’overdose.

    Toxine la belle s’impose.

    L’industrie nourrit sa folie.

     

    L’orage s’éclaircit la voix.

    Plaine frissonne de plaisir.

    Montagnes posent en croix.

    Fleur de vie va seule subir.

     

    Ciel applaudit au spectacle.

    Soleil cache sa joie luciole.

    Oiseaux aux nids se collent.

    Fleur de vie crie la débâcle.

     

    Vent Moussorgski s’emporte.

    “In the lap of the Gods” clame,

    L’Humain déguisé en cloporte.

    Fleur de vie fane au drame.

     

    Pluie purifie les terres de sang.

    Mer engloutit les mortels restes.

    L’éternité des âmes empeste.

    Fleur de mort ouvre son Temps.

     

     

    © Max-Louis MARCETTEAU2008

     

     

     

  • Inquisition

     

    autodafé_inquisition

     

    Eventrée sur le bord des côtes désossés,

    ---------------- l'amertume -------------

    S'ouvre l'enfant mort-né,

    Possédé de l'enfer d'une croix défroquée,

    Son âme criarde s'abreuve de la prière souillée

    DE SA MERE,

     

    Fixée sur le bûcher dévoreur de chairs bannies,

    Les flammes drapent l'air,

    Essoufflé,

    Les incantations se morvent 

    Dans les bouches inquisitrices !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

  • Sucre ou sel

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    Le souffle de la nuit est purgatoire.

    Le poète de Lune, grise ses lignes.

    Amant des mots, flambe les signes.

    L’encre des bleus, largue les amarres.

     

    Relief du verbe, les cimes du temps

    Ouvrent une voie au parloir virtuel,

    Des années absences, draps blancs,

    Vide troublant, il n’y a pas de tunnel.

     

    Le passé est sucre ou sel du présent.

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU2008

     

  • Humanité

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    Gustave Moreau 1866 : " Vie de l'humanité "

     

    Harcèlement ! L’humain s’ouvre les veines,

    Utilement, à défaut que la Vie tende sa main

    Médiatrice à l’Homme qui s’abreuvent des peines

    Allumées par le feu de son courage et de sa haine.

    Naufrages assurés sur aucun compte, un matin

    Irréversible des cœurs s’arrêteront au tocsin

    Tonitruant, les larmes seront de sangs communs,

    Ephémères aux yeux des dieux qui riront, obscènes ! 

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU

     

  • Courbe et courbe

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    Courbe de mes reins, courbe de la Terre, caresse

    L’envers de ma peau, page verso, tu écris la fleur

    Qui va naître en moi un matin sur les seules promesses

    D’entretenir l’encre vivante et les tourments en hauteur !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

     

  • Mourir libre . . .

    homme_femme_1967

    “Homme et femme nue”. Mougins. 1967.

     

     

    Mourir et se donner une direction

    Libre d’en finir sans rendre de compte

    Ou imposer sa survivance à la honte ?

    Vivre pour alimenter la fonction

    Mort, chaque jour en escompte !

     

    © Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

  • Goutte à goutte

     jugement_dernier_de_michel_ange

     Au fil du temps

                           le

                           goutte

                                   à

                                   goutte des âmes

            se Pendent

               A

               L’espoir d’éternité.

     


     

    © Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

     

  • Pliage de mots

    john_constable_tetedejeunefille_de_1806

    John Constable : "Tête de jeune fille" 1806

     

     

    Enracine tes lèvres sur la terre de sang,

    Ouvre tes bras à la croix des mensonges,

    Ferme les yeux.

     

    Plonge au cœur de l’agonie en mendiant,

    Décide de renaître, redevient une éponge.

    Ouvre tes cieux.

     

    © Max-Louis MARCETTEAU 2008