• L'enfance frappée

    enfant

     

    A quoi joues-tu, enfant d'hier, amant d'aujourd'hui ?

    Au pied de mon déluge, tu es flaque acide au débit

    De tes mots qui se tiennent à la chaîne d'un enfer,

    Créé par les coups, l'humiliation, subits, d'une mère !


     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

  • Se mêlent, se fondent et se confondent

    Photo_de_Fredfreres

     

    http://www.fredfreres.be/

     

    La femme tient en son fruit, l’homme !

    L’homme tient en son arbre, la femme !

     

    L’homme tient en son fruit, la femme !

    La femme tient en son arbre, l’homme !

    Intimement liés en une seule flamme,

    Ils croquent à dents la sève pomme !

     

    La femme tient en son arbre, l’homme !

    L’homme tient en son fruit, la femme !

    Ainsi est née de cette union la somme

    Des âmes ainsi égarées par le drame !

     

    La femme tient en son fruit, l’homme !

    L’homme tient en son arbre, la femme !

    Couple parfait devant l’autel consomme

    Pour avenir paradis et enfers, réclame !

     

    L’homme tient en son arbre, la femme !

    La femme tient en son fruit, l’homme !

    De cette fusion parfaite est née l’Ame !

    Et l’Amour scelle à jamais cette somme !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU

     

  • Sol de l'âme

    Photo_de_Autour_d_ici_intitulée_hasard_matinal

    Photo de Autour d'Ici, intitulée : "hasard matinal"

    site http://www.zyeuter.com

     

    Tout s'envole, et l'onde se répand.

    L'âme thésaurise, aux soirs irréels,

    Ses souvenirs à l’encre de sang,

    Par sa plume, trace son carrousel !

     

    © Max-Louis MARCETTEAU

     

  • Au cri, la vie

    Le cri

    http://www.alimage.com/

     

    Le Temps mortel a échéance d'une goutte,

    De sperme, écume éphémère d'une semence,

    Du premier cri, la femme a créé la naissance,

    Douleur de vie au bonheur d'exister, au doute,

    D'éternité chimérique, son œuvre accomplie,

    Son dernier sommeil sera un souffle épanoui !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

  • Esprit de nuit

    Oeuvre_de_negre_viginie_ Corps_en_Folie

    Oeuvre de Negre Virgine : Corps en folie

     

    Ouvre les bras, prends ta folie,

    Joue moi le sacre du printemps,

    Frappe les tambours des cris,

    Couche sur le papier ton sang,

    Respire les océans à mon sel,

    Éprouve la sensation d'aimer,

    Remonte le fleuve à tire d'ailes,

    Résiste moi, nuit aliénée de toi !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

  • Q dans l'O

    goutte deau font ecran

     

     

    C'est l'histoire d'un O, d'une double vie, secrète !

    Pris à parti par le cercle vicieux de la redondance,

    Des étonnements, onomatopées, outrages, quêtes

    Du parfait, hautain devant l'ovale, défiant la danse

    De la ligne imaginaire, de celle infinie, de congénères

    Moins chanceux en carré, en triangle, et autres

    Formes déviantes et imparfaites, il osa au parterre

    D'une feuille égarée se dessiner à la marge apôtre

    De la différence, un ombilic, un acte de naissance,

    Mieux un cœur qui palpita à la première stance

    De sa voix, onde en écho qui porta la différence !


     

    À suivre . . .

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

  • En ton sein

    oeuvre_de_ingres

    Œuvre de Ingres Jean-Auguste-Dominique

     

     

    Plonge tes yeux dans mon cœur Mon tendre Amour,

    Le vol de l'oiseau apportera l'océan de mes pensées,

    Traversera les continents de mes brûlants discours,

    Ouvre ton sein à mon âme, je suis ton chevalier ailé !


    ©Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

  • Humain dénudé de l'homme

    finance

     


    L'homme de demain est déjà sur la route.

    Ses mandibules mâchent les mots à défaut

    D'aliments qui n'ont de goût que l'étiquette.


    A la nourriture des erreurs, la folle déroute

    Se perçoit au dramatique d'un humain faux,

    Fabriqué par lui-même par le progrès en fête!


    Nous sommes, à la baguette, menés à la soute

    Aux déchets et brûlons dans les hauts fourneaux,

    De la finance éphémère, notre propre quête !

     

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU

     

  • Un éveil bien heureux

    aglane_de_nivelle_l_veille_du_printemps

    Oeuvre de Aglane de Nivelle : L'éveil du printemps

    http://www.aglane.com/

     

    L’écuyer de l’hiver se retire,

    Son œuvre ainsi accomplie,

    Le Temps salue ce tragédien.

     

    Le printemps dessine le sein,

    D’où sortira la sève du désir,

    Nourrissant le végétal endormi.


    ©Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

     

     

  • Le fleuve Aimer

    coquelicot

     

    Le fleuve Aimer porte les alluvions du passé,

    Aux tempêtes successives, griffent les berges,

    Déposent les mots en tirailleur, tous bombés,

    Et les larmes minérales de son eau, émergent !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

  • Corps d'eau

    eau_et_bien_etre


    En eau, corps pris à la sensation d’être élément,

    Chair prise à son goût, nourrit les atomes de toi,

    Le nom de ta fleur se mouille d’un doux tourment,

    Souhait du corps à la plongée de renaître, en soi !

     

    © Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

  • Miroir mis à nu

    miroir_de_soi

     

     

    Moitié de toi, asymétrie du reflet s’impose nu,

    Imperméable la pensée glisse et la chair éprise,

    Rougit en son sein, ce double est une sangsue,

    Outrage à la vision, ta nature est une méprise,

    Interface d’un réel, ta qualité est corrompue.

    Respire l’acte présent que déjà tu agonises !


     

    © Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

  • Corps

     

    sacre_de_la_femme_eve

     

     

    Le crayon dessine les lignes de ton corps,

    Corps perdu, page vierge, couleur du bleu,

    Bleu océan, houle grise, brise cheveux d’or,

    Dors en moi, mon amour, comme un trésor !

     

     

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU2008

     

  • Sirène

    sirene

     

    Au fond de l’eau les courants traînes les âmes des marins ;

    Enroulent les histoires de sirènes perdues en leurs seins ;

    Les fratacles d’un soleil coulent aux miroirs de la houle ;

    Ebauchent les derniers signes de vie sur une terre de rien !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU

     

  • Vous avez dit amitié ? ami quoi ?

     

     

    singe

     

    L'amitié ? Hum, je crois bien que je suis d'une autre planète.

    Si l'amitié se construit tel un édifice digne de ce nom, elle

    M’échappe aux premières fondations, s’enterre et décrète

    De m’ignorer et propose d’aller me percher sur un autre ciel !

    Je ne sais pas y faire comme avec les femelles, ces citadelles !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

  • Sable mouvant

    Sculpture réalisée en 1909 par Paul Capellani

    Sculpture réalisée en 1909 par Paul Capellani

     

     

    L’amitié sable mouvant, parfois, se pose, sous nos pieds ;

    Aux regards lumineux de l’indifférence nous révérence,

    Au prix unique d’enfoncer notre propre désarroi habillé

    D’aiguilles, blesse à jamais ce rapport d’humain au silence !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2008