• Solitude venin

    Origine_Amelia

     

    Origine photographie : Amelia

     

     

    A défaut d'être deux, main dans la main,

    Le cœur près du chauffage de l'amour,

    La solitude me tient compagnie au sein

    Du jour et de la nuit, je suis sans retour !


    Les heures se vident d'elles-mêmes,

    Dans un vide carcéral au cri horrible

    D'un écho griffé aux parois flexibles

    De mes angoisses, je suis blême !


    Je crains toutes les lumières,

    La nuit me glace l'épiderme,

    Mes draps suintent la chair,

    Morte, je suis au terme !

     

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

  • Un couple lumineux

     

     

     Le-hibou-Archimede_Disney

    Le hibouArchimede (Disney)

     

    Le hibou de service, pris en flagrant délit

    De fermer l'œil en ce jour de pleine Lune,
    Fut condamné à ululer du lundi au samedi,

    Au pied du nid de sa maîtresse d'infortune,

    Son effraie, une berceuse d'antan, sur le dos !


    Sa mélodie imposée fit dormir les mulots,

    Souris et autres campagnols et ainsi l'éleva

    Au rang de grand échassier devant la risée

    D'une chouette compagnie et bien au-delà

    De la campagne environnante, qu'il fut blasé !


    Devenu vagabond, il rencontra un lampadaire,

    Déclassé d'une zone urbaine, dans une cave,

    Une nuit de grand froid, sous un ciel d'épaves,

    Qui l'éclaira sur les affres de la vie routière !


    Morale :

    Les contraires s'attirent, c'est bien connu ! (Quoi que !)

     

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

  • Défaillance

     

    Camille Hilaire, Nu au miroir

     

    Oeuvre de Camille Hilaire : "Nu au miroir"

     

    Je saisie le deuil par la manche,

    Tu es ce voile noir qui tranche,

    Ta peau de blonde, tu stresses,

    Je respire ton sourire tristesse !


    Aujourd'hui comme hier les mots

    Restent dans le couloir du vide,

    Lumières stroboscopiques, flots

    D'insouciance, tu deviens livide !


    Au prix de l'amour rare, flambe,

    Le cœur piégé en terre promise,

    A l'écrit des destins, tu trembles,

    Les larmes des fleurs agonisent !


    A croire en soi, l'autre disparaît.

    Tout est virtuel, la réalité crue,

    S'évade de son asile, couperet

    De la vérité, tu t'échappes, nue !


    Tes heures dévalisent l'espoir,

    Sangsues des années en cris,

    Ton ancien monde de miroirs,

    A tes pieds s'est brisé, tu ries !

     

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

  • Anti conte de Noël

    enfant1

     

    Il était une fois, une jeune fille sage,

    Qui pleurait sous le sapin de Noël !

    Elle n’avait pas eu les témoignages

    De ses désirs en ce jour Emmanuel !

     

    Qu’avait-elle émis comme outrage,

    Pour que ses larmes de tourterelle,

    Inondent son cœur, sa vie, son visage,

    Sous l’arbre réconfort du rituel ?

     

    Elle avait toutes ses nuits un page

    Un ami, un confident, l’éternelle

    Oreille qui écoute tous les messages

    De l’âme, du cœur, de l’essentiel !

     

    Ce nounours était son roi d’usage.

    Elle lui avait déclaré un officiel

    Amour, constant, réel, sans nuage,

    Elle l’aimait à l’image du Naturel !

     

    Cependant elle rencontra un roi mage

    Un soir d’été sur une plage arc-en-ciel.

    Il s’éleva subtil et beau dans son sillage,

    Pour l’aimer dans sa valeur Passionnelle!

     

    Elle trébucha sur les mots pâturages

    Du ciel étoilé de l’Amour originel,

    Des feux de la séduction, attelage

    De ce roi mage aux attentions pastels !

     

    La jeune fille un soir éprouva le partage

    De raconter à son nounours confidentiel

    La vérité sur cet Amour nouveau, voyage

    Dans une autre dimension de l’irrationnel !

     

    L’ourson figé, est à l’intérieur en  rage.

    Il refuse la vérité de ces mots cruels !

    D’un seul jour la couleur de son pelage

    Se ternie et il décide de punir l’infidèle !

     

    D’une incantation  l’ourson appelle le mage

    Qui s’occupe des cadeaux de la Noël !

    Des mots qui ne sont pas les siens, il saccage

    Par un mensonge la vertueuse demoiselle !

     

    Morale :

    Un ourson a confondu un Amour

    Passionnel et un Naturel  Amour!

     

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU

     

  • En . . . quête

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    Photo de Freddie : " Auto-portrait " du site http://www.zyeuter.com

     

     

    L'encre d'une plume sécha comme une larme,

    Sur une ligne de vie en impasse, à la parme

    Lumière de la mort, l'angoisse du mot pendu,

    Au gibet de l'idée blanche cadavre parvenue,

    A l'ultime rencontre de son souffle, déposa,

    Son sceau au regard curieux d'un indélicat.


    " Quel mot ? ". L'outrecuidant découvreur,

    Perla cette pensée, à la loupe enquêteuse !

    " Ce dernier pleur, a-t-il de contenu la peur ?"

    Il écarquilla la pupille de sa question pulpeuse !

    Et, d'un doigt humide de savoir, fit empreinte,

    Marqua sur une page de lin vierge, la défunte.


    Ô étonnement ! Le voile de l'encre noire déplia,

    L'intime corps du mot, aux frissons aigres-doux,

    A la nudité assoupie après de volcaniques ébats,

    L'émotion teinta en ré majeur, le mot : Nous !

     

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

  • Comme . . .

     

    Illustration_Roxana_Zegan

    Œuvre de Roxana Zegan

     

     

    Comme une nuit sans toi,

    Les étoiles de mon cœur,

    Trépassent en surtension !


    Comme une gloire de roi,

    Ma bannière de sauveur,

    Brûle dans mon bastion !


    Comme une bougie de loi,

    La surenchère de bonheur,

    Brûle la réalité en fondation !


    Comme les mots de choix,

    Leurs poids, hautes valeurs,

    Trépassent leurs définitions !


     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

  • Au sein de . . .

    Passage_de _la_Lune_devant _les_Pleïades

    Passage de la Lune devant les Pleïades


    Une étoile en croix,

    Suis pantin de bois,

    Cloué sous la Lune,

    Rêve de tes dunes !


    Visage dame de pic,

    D'un froid maléfique,

    Mille épines se lient,

    A ma chair meurtrie !


    Le passé me traque,

    Les murs craquent,

    Je respire le parfum,

    De Toi, sur ton sein !


     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

  • Oxalique

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    Oeuvre de Henry de Groux

     

     

    Aux confins de mon corps pendu à la vie lasse,

    Le fleuve de la mort se dessine aux stalactites,

    De mes angoisses carcérales, à l'écho rapace,

    M'impose son eau mortellement intime, crépite,

    Aux veines caves, cogite mon trépas à la pluie,

    Je suis gisant avant l'heure, à grand bruit dévore

    Les pilotis de ma raison et brasse mes conduits

    Intestinaux rescapés du champ de bataille colore

    Cette terre de sang malléable traçant les sillons

    Des lignes de l'Histoire, je suis médaille invalide,

    Pris au piège des souvenirs, je franchis le pont

    Des générations, la peau jaunie sur un lit d’oxalide!

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2008

     

  • Le passé suinte les souvenirs

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    Photo de Erick Boileau du site http://www.zyeuter.com

     

     

    Suinte le drap d'amour des ébats passés,

    Souvenirs en filigranes des âmes rayées,

    Aux caresses larmes des mots gaufrés,

    Le froid silence creuse des rides burinées !


     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2008