• A vie

    Brooke_Giannetti

    Brooke Giannetti

     

     

    Mon Amour, les temps changent, les visages se marquent,

    Les désirs intacts, les caresses se posent sur les images,

    Du passé, ses aiguilles nous brûlent la chair du manque,

    Les moments où Nous était dans la passion pour sillage !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2009

     

     

     

     

  • Corps d'appel

     

     

    Ombre

     

    De la vie à la mort, les temps se conjuguent à la poussée

    Des envies du peuple à tenir dans ses mains les véritables

    Impossibles, de l'unité, de l'amour, de liberté, et à la table

    Des lois les entrailles du pouvoir hurlent au sang dépravé !


    Mise en scène des uns, comédie des autres, les acteurs

    Pliés à l'interprétation, se condamnent à la même prison,

    Les coups sont comptés, et d'autres droits de terreur,

    Ouvrent la marche aux cachots, impasses de la déraison.


    Les visages cousus hurlent dans un bain de sang caillé,

    Les yeux exorbités s'accrochent aux hameçons rouillés

    D'une liberté, qui même acceptée, sera conditionnelle,

    Surveillée, épée de Damoclès, celui du soupçon, cruelle !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2009

     

     

  • Sous la douche

    sous_la_douche

    Dis-moi le goût de l'eau sur ta peau,

    Ouvre ton écluse à l'onde de son écho,

    Unis ces caresses en un désir de fourreau,

    Couvre de ses piquants tes intimes flambeaux,

    Harpe tes doigts velours sur ta chair de son crédo,

    Entre le frisson du plaisir, qu'attendent  tes fonts baptismaux !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU

     

  • Idem

    chambre_baroque

     

     

    Au sommeil, les rêves se prennent à vivre,

    A aimer, vague à l'âme, les coups du réveil,

    Sonne le matin écorché, les draps givrent,

    Les premiers mots de Toi sont mon soleil.


    "Je t'Aime"

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2009

     

  • Et ce corps

     

    Pétunia_Bégonia

     

    Et ce corps qui t'appelle, prends moi dans tes bras,

    La vie ne tiendra pas rigueur des froids constitués

    Par les silences camisoles aux cris étouffés en raz

    De marée dans ton château de Cristal, tu es gelée!


    Cours vers moi, à l'horizon sont mes paroles, main

    Dans la main les routes s'ouvriront à la portée vive

    De construire sur les ruines anciennes des demains

    Au printemps de renaître encore, énième tentative !


    Ton sourire, tes yeux, des images dans mon ressac,

    Des nuits passées à tenir dans mon cœur les ébats,

    Pris à l'outrage d'aimer une déesse née au zodiaque

    De ma destinée cousue de fil vierge, tu es mon Alpha !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2009

     

  • Combien

    Métropolis_1927_Fritz Lang

    Métropolis 1927 Fritz Lang

     

     

     

    Combien voudraient mourir de la fièvre d'amour et meurent d'attente,

    Combien seront sauvés par les mots d'amour et meurent par trahison,

    Combien tiennent par la main un amour et meurent dans l'indifférence,

    Combien sauveront de la noyade leur amour et meurent sans saison.

     

    Et

     

    Combien de lits ont de cœurs séchés, au soir, pliés dans un mot linceul,

    Combien n'ont pas aimé, le poison des mots non-dits en goute à goutte,

    Combien meurent le coeur vide, les illusions en fagots brûlent seules,

    Combien s'empêchent d'avoir des rêves d'amour, rongés  par les doutes,

    Combien gisent tel Ovide, au fond d'un océan de regrets pendus en esse,

    Combien n'ont plus de pleurs, essorés aux trahisons qui toutes blessent,

    Combien n'ont plus de sang vif, à l'heure de tenir les comptes par faiblesse,

    Combien de nous sont des écorchés et vont mourir, le râle comme un SOS.

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2009

     

  • Visage perdu

     

    Test_de_Rorschach

    Test de Rorschach

     

    A la puissance de tenir dans mes mains le visage aimé,

    De caresser Ses reliefs, déjà émoussés par les nuitées,

    Tu restes, Mon Amour, la réalité d'un rêve supprimé

    Par les mots qui se sont liés à l'ennemi e de l'attente … édentée !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2009