• Au coeur guillotiné

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    Tu es devenue morte saison, cercueil de feuilles,

    Ton terreau ne servira pas les asticots au seuil

    D'un Paradis de légumes, ils creusent les galeries

    De tes rides, les chairs moites comme un nid

    Abandonné ils te déshabillent à la froide nuit,

    Aux corps à corps avec tes rêves seule tu jouis,

    Et les parfums de tes amants alarment les cris

    De tes fibres essoufflées tiennent la panoplie

    Tels des pantins, ton fil de vie vient d'être cueilli.



    © Max-Louis MARCETTEAU 2010

     

  • Overdose

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    Au clair de lune les cendres s'éparpillent sur les yeux mis en rang d'oignons

    Prêts à pousser au premier rhumatisme printanier d'un paranoïaque Néron.

    En attente de respirer les fleurs de vies avortées par manquent d'attention

    Les vers de terre ripaillent de racines humaines au clair d'un sermon

    Que prêche un Christ égaré sur une terre chrysanthème, sans rédemption !



    © Max-Louis MARCETTEAU 2010

     

  • Ame es-tu là ?

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    A la cervelle posée sur le plat d'argent,

    Les neurones synapsent le conquérant,

    Le fameux scalpel assoiffé d'agonisants

    Tenu en main par un maître tout de blanc,

    Cuit au four de la folie cet édenté médecin

    Dégoulinant de veines pendues à sa blouse de saint

    Découvreur de l'anatomie tel l'archéologue clandestin

    Pille les secrets pour enrichir sa démence à dessein

    D'empaler l'âme qui le tourmente sur la croix de l'agonie

    D'un voleur de bonheur qui se devait de gagner son paradis !


    © Max-Louis MARCETTEAU 2010

  • Brisures de notes

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    peinture_de_Joarez_Filho_le_violon_vivant.


    Au chemin tes pieds s'enfoncent,

    Mon Amour sur tes mots cendrés,

    Au clair de Lune d'une pierre ponce,

    Chairs de sang, tes cris sont nacrés !


    Frappent le marbre de mes portes,

    Froid du regard Le Judas exhorte,

    A te couvrir le visage des pelures,

    De vers sur le sol ankylosé et dur !


    Les vies se croisent sur des océans,

    Chance d'accoster ou de périr séance

    Tenante à l'abordage du cormoran

    De l'augure, à chacun sa danse !


    © Max-Louis MARCETTEAU 2010

  • Écharde

    Dürer_Melancholia_I_1514

    Dürer_Melancholia_I_1514.


    Au gré des sens, sentinelles empalées,

    La claire fontaine d'esprit a le vertige.

    Au fil de l'épée trépasse le ballon visé,

    Son ombilic se décapsule, puis voltige,

    Dépasse les nuages décoiffés et casse

    La voûte céleste, bris de glace étoilé,

    Les yeux désorbités pendent, tenaces,

    A la langueur de vie brusquement, virée !


    Max-Louis MARCETTEAU

  • Terreau

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    aquarelle_1910_1913_vassili_kandinsky


    L'abreuvoir du poète,

    Déjections de trottoirs,

    D'âmes culs-de-jatte,

    Explosives odeurs jettent

    Ses mots à la face chatte

    Hargneuse, du butoir,

    De la plume, aux cris,

    Du monde, ce bagnard,

    Égaré qui de fric ce lettre

    En chiffres à la gloire,

    Factice, ses mots tètent

    ... un ... purgatoire !


     

    Max-Louis MARCETTEAU

  • Effeuillage

    Dessin_de_Zori_Reflet_pensif

     

    Dessin_de_Zori_Reflet_pensif.

     

    Dans mon habit d'insomnie, j'écoute ton chant.

    La nuit se dénude, étoiles défenestrées défiants

    Le silence froid des coeurs de ces fous amants,

    Qui croyaient à l'éternité comme à un diamant !


    Dans mon habit de larmes, j'écoute ton coeur.

    La nuit se parfume, battements de ses heures

    De passion tenues sur les monts du bonheur,

    Le temps a gravé les lignes en digne serviteur !


    Dans mon habit de pantin, je suis devenu de bois.

    La nuit se craque, hallucination dévastatrice, choix

    De croiser ton chemin, tu es comète et je me noie

    Dans ta chevelure, il ne reste que mon désarroi !


    © Max-Louis MARCETTEAU 2010

     

  • Fleur de Sel

    Peinture_Agathe_Bonnet_Ange_Bleu

    Peinture_Agathe_Bonnet_Ange_Bleu

    Fusion d'une trinité, empalée à cœur,

    Liquéfiée par le feu, l'amour surnage,

    Égaré comme une bouée de sauvetage,

    Unique porte-parole de l'humain tueur,

    Récidiviste de ses fantômes en cages !


    Détenir sa clé, sauver son âme à vif, ici,

    Et maintenant aux cris de prières rougies !


    Souviens-toi à présent du Verbe à aimer,

    Emporte ton bagage, tes chaînes rouillées,

    Le seuil de ton éternité attend son damné !

     

     

    Max-Louis MARCETTEAU