Saint Valentin … deux jours plus tard …

 

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Saint Valentin culotté de l'audace, d'aimer,

Ouvre, fébrilement, la porte de la cuisine,

Cœur en appétit prêt à profaner, consommer,

L'idole de son désir aux courbures Mélusine,

Posée sur la table, telle une offrande allumée,

Parfumée à l'iode d'un jardin d’Éden à matines,

S’émerveille devant le fruit écumeux de l'aimée,

De posséder sa consistance enflammée libertine,

Son entre lèvres abricot, houleuse à la fougueuse,

Langue et roulements besogneux, frémit sa cime,

Mais une lumière épineuse bouscule sa fiévreuse,

Envie, au réveil d'une dulcinée fanée et anonyme !

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2014

 

 

Commentaires

  • Un poème que l'on a envie de déguster...qui donne envie ! TU écris si joliment. La dernière phrase tombe comme un couperet : fanée et anonyme ! c'est terrible. BOnne soirée, CHarlotte.

  • La dernière phrase comme une chute. J'aime apporter un effet, cela donne du tranchant :) Merci à toi.

    Max-Louis

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