Le sang du coeur n'est pas que rouge ...

 

 

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« Ta vie est une eau plate ». Le cœur de la nuit s'ouvre à l'encre noire, des pépites surgissent, des cris violons forment les lignes, une main en buvard et le matin s'ouvre en sueur, le soleil pleureur, nuages en mouchoir, je me réveille les larmes saillantes sur les joues, vidé de toute vie, les paupières, persiennes ajourées de croix de St André, je filme les prémices d'une fin.

 

«  Le noir te va si bien ». Mes oreilles n'entendent que ça. Tu es partie à la fraîcheur d'un au revoir comme un adieu, la bouche à peine ouverte de cette glace pilées en écume, tu baves sur mes lèvres, vermeilles, ta respiration frôle mes cheveux à la Moïse, toile d'aquarelle, je te respire une ultime fois, couleurs d'un dernier acte, ton ombre enferme un poison.

 

« Qu'il est long de mourir ». Il n'y a pas de chaîne plus lourdes qu'une malédiction qui hante les années sur une plage de sable cendré de celle qui aimée n'est qu'un fantôme que l'on habille de mots vides de peur de voir sa nudité comme une prière salée de désirs épinglés sur les pourtours d'un corps défait, corrompu qui n'attend que la défenestration.

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2014

 

Commentaires

  • Bonjour,

    Très beau texte ici, du talents d'écriture!
    Merci pour votre texte sur ma page et je constate un lien, merci
    Bonne journée Max!

  • Bon jour Roland,

    Merci de vos mots.
    Je me permettrai quelque textes de temps en temps sur vos images dont je suis sensible.
    Merci à vous. Bonne soirée Roland.

    Max-Louis

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