Le temps n'arrête rien ...

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« Bois ta soupe ». L'enfance bornée au couché, libération, cocon, attente du rêve, héros d'un roman fleuve, sur l'océan voilier des improbables vies, défilent les tissus des personnages à l'extravagance extrême, sauveurs et exterminateur à la fois, immortels, les soubresauts des paroles éjectées sur l'oreiller témoin, des nuits, froissé et inerte, mémoire tissée, indélébile.

 

« Tu n'est qu'un brise fer ». Je rampe sur le carrelage, froid de l'âme, fragilité du corps, j’atteins la cheminée de mes cendres qui racontent le brasier dont je serai le pyromane aux briquets de mes mots, j'enflamme mon avenir déjà tracé sur les sillons de femmes dont les corps déposent sur ma peau brûlante leur sèves de jouissance, assèchent mes dernières forces.

 

« Ta prière est une audace ». A genoux, mains ouvertes à mes prières d'enfant, la cuisine est mon sanctuaire de cet abreuvoir spirituel, le goût de la nourriture mystique porte tous les arômes et masse les parcelles de mon esprit à croire à un seul Dieu, pour m'extraire de cet Enfer, où les feux sont les coups, l'humiliation, pour dogme, je courbe la rage en moi.

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2014

 

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