• Liberté

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      Il n'y a pas de Liberté sans faille,
    Œuvrons chaque jour à son intégrité,
    A nous d'être vigilants aux entailles,
    Créées, entre autres, par des incivilités !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

  • F.O.L.I.E.

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    Oeuvre_Axel_Fridell

     

     
    Ferrée à la déraison, mijotée aux molécules,
     
     
    Overdosée de la réalité déphasée inoculée,
     
     
    Liée, entaillée, la chair dévoile son chant,
     
     
    Imprime son supplice, possédé et râlant,
     
     
    Enlise, étire ses fibres jusqu'au soleil levant !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

  • Folie

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    Bernard_Buffet

     

    Fendre en deux le corps de l'esprit,
     
    Oblitérer les vrilles des tourments,
     
    Les rouges carmin des hourvaris,
     
    Ingérer par tous les orifices la Vie,
     
    Et se libérer, enfin, des anxiolytiques amants !

     

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

     

  • Chagrin

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    Couvrir son regard d'une brume perlée de noir,
     
    Habillée par les mots hachés des hauts tourments,
     
    Au centre de la souffrance radieuse de sa gloire,
     
    Gravée à cœur à l'épice des souvenirs grelottants,
     
    Rougissent les larmes aux creux des mains au soir,
     
    Invitées au deuil journalier, la mort embaume l'existant,
     
    Naissent les douleurs aux noms inconnus, sans foi, ni loi !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

     

  • La sève

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     La sève maternelle nourrit, jour, nuit,

     Protège, tisse à cœur le futur humain,

     A cœur de mère l'amour est un fruit,

     Partagé, en son jus, pas un seul pépin !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

  • Attendre ...

     

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    Attendre la souffrance, comme attendre la pluie,
    Larme du ciel, aux sourcils gris, visage bleu amer,
    Temps d'ivrogne qui culbute les bouteilles à la mer,
    L'ondée de la défaillance ouvre la voie … épanouie !

     

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

  • JE d'ombre

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    JEu d'ombre, jeté au visage, agenouillé et gelé,
     
    Le vide comme support, le néant frileux et fêlé,
     
    Tête à tête avec des mots jetables écartelés, mêlés,
     
    Miroir de soi, plaie ouverte, à contrechamp, scellé !

     

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

     

  • A deux

     

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    A la possible douleur, d'aimer à visage découvert,

    D'altérer, froisser, abîmer, la construction parfaite,

    Alors aimer par défaut, trahir son cœur, sa chair,

    Aux travers des rêves, l'existence ainsi contrefaite !

     

    ©Max-Louis MARCETTEAU 2015/01

     

  • Liberté d'Expression

     

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    Que deviens-tu Liberté d’Expression quand le pal atteint ton cœur ?
    Tu enrâles des mots déchirés, violés, dévoilés, et hurles au monde fait
    De carcasses de la pauvreté du discernement qui hantent les moiteurs
    Fumeuses des idées bulldozers, hallucinogènes, tes maux aérés à la Paix.

    Je te vois écraser sur les pavés des lignes hypocrites, emphasées, grisées,
    Déshabillées, indécentes, entaillées ! Tu es pliée et ton visage glaiseux
    S’empreinte de ta souffrance qui cavale, étrangère, sur les cœurs saignés
    De te reconnaître, tranchée de toute part, défigurée, de corps comateux !

    Expression de Liberté, tu es muselée comme un chien, tu baves de rage,
    Celle d’une vie à s’exposer, profanée, prisonnière aujourd’hui au pilori.
    Les yeux de ceux qui t’aiment, écrivent en ton nom, à la nuit, les pages
    De leurs actions pour te libérer de la peste obscurantiste, de ton agonie.

    Tu meurs. Ton enterrement n’aura pas lieu. Il reste en toi la flamme
    Tapie aux marges des humains, maquisards, qui déclenchent les mots
    Éblouis d’être diffusés, entendus, compris par les esprits qui trament
    A saper tes geôliers qui sont les leurs, qui sont ces futurs tombeaux !

    Je ne suis pas citoyen de ton espace. Je suis en toi, charnellement.
    Tu ne portes pas une croix. Tu es la croix qui se brandit partout.
    Ton aura est cette FOI qui m’étreint, me submerge, ici et maintenant,
    Ici et journellement, ici et pour les autres, ici pour rejeter la boue !

    Cette boue de l’intolérance, ce sont ces visages cachés qui commandent
    Les joueurs de la violence, les pourvoyeurs des poisons, en offrande !


     ©Max-Louis MARCETTEAU2004